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- - - - LE VILLAGE

A proximité
immédiate d'Amiens, sortie sud, l'oeil découvre
la beauté de ce village perché sur la colline,
comme un village de montagne ceint de verdure. Saint-Fuscien est un village résidentiel
de 900 habitants à 10 minutes du centre de la capitale
régionale.
La beauté du site et la qualité de l'environnement
auxquelles s'ajoute une vie associative dynamique, font de Saint-Fuscien
un village où il fait bon vivre. "Village des peintres",
notre commune est un lieu de rencontres des artistes qui aiment
y exposer.

Un peu d'histoire
Saint-Fuscien à
l'origine était une colline boisée.
Le village commence à prendre forme quand, au XIIe siècle,
des moines de l'abbaye de Corbie s'installent à St. Fuscien.
Ils défrichent la colline et commence la construction
de l'église abbatiale et des bâtiments monastiques
où seront accueillis, au XVI e siècle, François
1er et Henri IV.
Progressivement, les maisons du village se construisentautour.
En 1789, les religieux sont chassés, leurs biens confisqués
et vendus. mais en 1825, le fondateur d'une société
de fréres de Longueau, achètel'abbaye de Saint-Fuscien
pour y installer un pensionnat de 200 élèves ainsi
qu'un noviciat.
En novembre 1870, Saint-Fuscien est occupé par les prussiens.
Fin XIXe siècle,l'église est reconstruite avec
les pierres "récupérées" de l'ancienne
abbaye. Les morceaux de vitraux sont ramassés et reconstitués
comme un puzzle. Ils serviront de modèle au vitrier d'art
pour en faire une reproduction.
...de l'huile de coude
Dans le village il
reste des habitants qui ont vécu la période début
du siècle ... Daniel, garde des souvenirs très
précisde ses dix ans. Avant 1914, se rapelle-t-il, les
habitants allaient chaque jour travailler à Amiens, car
les vélos inventés au XIXe siècle coûtaient
chers".
A cette époque, une culture d'orchidée sous serre
chauffée a été crée sur un terrain
de 5ha par M. Graire maire de st. Fuscien de 1904 à 1919.
Des ouvriers belges s'occupaient de ces fleurs rares.
"Je vois encore mon grand père, se souvient Daniel,
attelant six chevaux à trois charettes. Quatre voyages
étaient nécessaires dans la journée, pour
aller à longueau chercher les 10 tonnes de charbon destinées
au chauffage des serres. Il en fallait 2O tonnes pour l 'année."
...le tapis de l'église
Si au court de la PremièreGuerre,
Saint-Fuscien n'a pas été touché, en 1940,
le village est bombardé par 5 obus. Trois soldats sont
tués dans l'église.
En fin de guerre, vers 1944, raconte Mme Edouard, des soldats ont passé une nuit d'hiver à Saint-Fuscien. Il faisait si froid qu'il était impossible de dormir. L'un deux est allé trouvé le curé espérant obtenir quelque chose à brûler pour se réchauffer. Monsieur le curé lui a donné la seule chose qu'il lui restait: le tapis de l'église. Plein de gratitude, le soldat a promis au curé "si je sors vivant de cette guerre, je reviendrai à Saint-fuscien et vous me baptiserez, Monsieur le curé"
Cet homme a été le seul survivant de sa section.
Il a tenu sa promesse. Monsieur le curé l'a instruit et
baptisé.
Voulez vous savoir ce qu'il est devenu? demande Mme Edouard.
Eh bien, après s'être converti, il a été
archiprêtre à Bar le Duc. Ses infirmièressont
venues en pélerinage à Saint-fuscien pour connaître
son église
| Source Courrier Picard - 09-04-1991 |
Fuscien
- Victoric et Gentien
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